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Guy Mathieu (1949-)

« Mais sans motivation, je nʼécrivais pas. Jʼattendais quʼon me demande de le faire. Je nʼécrivais pas juste comme ça, par plaisir ou inspiration. Je ne fonctionnais pas comme ça. Mais jʼavais déjà une volonté très forte. Cʼest intéressant, parce que tes poésies sont très formelles… Ah oui, je travaille beaucoup la forme. On dirait que ce « devoir » que tu mentionnes est lié à ça…Peut-être. Non, je ne sais pas. Mais ce qui est certain, cʼest que je ne pars jamais dʼune feuille blanche. Quand je commence un poème, il est déjà en partie fait dans ma tête. Parce que jʼécris beaucoup de poèmes très courts. Je ne me dis jamais : "Je vais écrire dans le vide." Si lʼinspiration vient, jʼécris. Sinon, pas. Il y a des sujets qui me restent longtemps dans la tête, comme celui de la sueur. Quand le moment vient, je mʼy mets et jʼécris. Voilà pourquoi beaucoup de mes textes parlent du mouvement, de Paris, du quotidien, et sont tous en occitan.»

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Exploration poétique autour des langues romanes et des troubadours

©2025 Diogo Maia

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